Argent, banques parasites et Europe (B. Bertez)

Argent, banques parasites et Europe (B. Bertez)

argent, banques parasites europeA propos du dernier livre de George Soros, The Tragedy of the European Union) :

« Voici ce qui est essentiel, selon nous, dans le livre de Soros :

– Le secteur bancaire est un secteur parasite, c’est lui qui est responsable de l’absence de retour à la croissance, c’est lui qui l’empêche. Le secteur bancaire se comporte comme un parasite de l’économie réelle.

– Le secteur bancaire a réussi à écrémer les profits de l’économie réelle, sa part dans les profits a réussi à atteindre les 35% des profits globaux dans les pays anglo-saxons. C’est insensé.

– Le secteur bancaire, grâce à ses relations incestueuses avec les gouvernements et les soi-disant régulateurs, a fait en sorte que quasi rien ne change de ce qui avait conduit à la catastrophe de 2008.

– En raison des relations incestueuses entre les gouvernements, les administrations et les banques, rien n’a été fait pour remédier au leverage excessif des banques, en particulier en France. Les capitaux propres des banques sont ridiculement faibles et, à ce titre, elles sont très vulnérables. La question du «too big to fail» n’a pas été résolue.

– La situation française est scandaleuse en raison des relations qui existent entre les inspecteurs des finances qui constituent l’autorité d’Etat et les inspecteurs des finances qui pantouflent à la tête des grandes banques privées.

– Un problème semblable de connivence existe en Allemagne dans les banques des Länder et, en Espagne, il y a complicité avec les politiciens.

– La Banking Union est une farce, il n’y a pas d’union bancaire et, de toutes façons, ce n’est pas la solution.

– Contrairement aux apparences, l’Allemagne est le point faible de l’Europe, car ce qui a réussi dans le passé pour l’Allemagne n’est pas ce qui peut réussir à l’avenir pour elle et pour l’Europe. Blâmer les pays débiteurs, considérer qu’ils sont coupables au sens moral, comme le font les Allemands, est une grave erreur, même si cela semble au premier abord naturel et de bon sens.

– La probabilité pour que l’Allemagne sorte de la zone euro est loin d’être faible, la perspective en est réelle. Cela aurait des implications terribles, la monnaie allemande crèverait tous les «toits», et la monnaie des autres pays crèverait tous les «planchers».

D’une façon très générale, nous dirons que la lecture du livre de Soros nous confirme dans notre sentiment : la crise, la vraie, pas sa musique, mais ses paroles, n’a pas encore commencé. On a vécu l’air de la crise, pas son ère.

Bruno Bertez, Le Blog à Lupus, le 30 mars 2014

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